Hier soir au "Life", depuis 2008 lieu consacré, Joël Batteux présentait ses vœux aux corps constitués c'est à dire dans notre cité, outre le sous-préfet, les politiques locaux de tous grades, leurs obligés dont les fonctionnaires territoriaux de direction, mais surtout les présidents d'associations. Rien de nouveau dans le programme suivi, zizique du conservatoire, discours de Jojo, film à la gloire de l'action municipale durant l'année écoulée, remise des médailles de la ville, puis le traditionnel " bois debout" qui permet à la nomenklatura local d'échanger des vœux plus ou moins sincères et affectueux.
L'opposition n'était guère représentée que par Éric Edom pour les partisans permanents de "la révolution cette année", Josette Emonidés et Emmanuel James pour le Modem, le rédacteur de ces lignes pour l'ump.
Le discours de Jojo fût affligeant tant dans le fond que dans la forme ; j’eus l'impression qu'il n'arrivait pas à s'approprier le texte qui n'était pas à son rythme et qu'il n'était bon que lorsqu'il s'en écartait ; ce n'était pas de la fatigue car je le trouvais tout à fait égale à lui-même lorsque je m'entretins avec lui plus tard.
Sur le fonds, au delà du ronron autosatisfait et protecteur, des explications trop détaillées voire confuses sur des questions complexes comme la recette fiscale locale ne m'ont pas permis de voir une direction claire ou une annonce dans ces propos ; il aurait été simple, mais délicat politiquement, de dire que la réforme prélevait des ressources sur les agglomérations industrielles à forte imposition au profit des agglos et intercommunalités rurales qui n’accueillaient pas d'industrie et ne levaient que peu d'impôt, mais que cette réforme plaisait bien à de nombreux socialistes.
La question n'est pas figée et le gouvernement devrait corriger le tir incessamment ; à voir !
Par ailleurs, j'ai cru remarquer un effort notable de réduction de la taille et de la quantité des petits fours !
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