Tel était le titre que j'avais donné à la "page blanche" que m’avait proposé sur le sujet du transport Presse-océan ; titre qui n'a pas survécu aux contraintes de la mise en page ce qui est bien dommage car il éclairait le sens du texte que vous trouverez ci-dessous :
"Les travaux créant une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) bousculent les habitudes de déplacement des Nazairiens.
Ceux-ci se demandent si ces travaux couteux, bien subventionnés par l'actuel gouvernement, seront efficaces. La réponse à ces questions vaut, au-delà de St-Nazaire, pour beaucoup de villes moyennes.
L'esthétique de notre centre-ville et de tout l'axe aménagé sera substantiellement améliorée !
Coincés par la circulation dans la traversée du centre aux heures de fort mouvement les bus ne respectaient plus ni les horaires annoncés ni un temps de parcours acceptable. L'aménagement de voies dédiées au centre-ville améliorera la situation pour les lignes qui les utiliseront ; mais le respect des temps de parcours du BHNS lui réservera cet usage. La durée du voyage qui ajoute au temps passé dans le bus, l'attente, le trajet pédestre jusqu'à et depuis l'arrêt est le facteur décisif de son emploi, mais aussi des choix de résidence;
La concentration au centre-ville des activités générant les déplacements de la population a disparu tandis que les motifs autres que le travail et l'enseignement génèrent la plupart des voyages quotidiens..
Industrie, commerce, enseignement, cliniques et spécialistes, fonctions tertiaires privées et publiques (Même les bases des services techniques municipaux sont parties) sont dispersés à travers l'agglomération et dans quelques zones si vastes qu'on ne peut s'y déplacer à pieds ; la patinoire est à St-Brevin, le bowling à Océanis, les cinémas au port, à Guérande... L'offre de travail, de service, de soins, de loisirs s'est établie en périphérie de la ville et dans tout l'arrondissement comme les résidences de la population! Les déplacements multidirectionnels engendrés ne sont plus éligibles au transport collectif. L'abandon du centre par les activités et dans une moindre mesure les populations ne laisse à celui-ci, en dehors des scolaires, qu'un rôle de lien lent vers l'offre de périphérie pour les habitants de la ville centre ne disposant pas de voiture. La ville a été ainsi construite ces 40 dernières années et même si on faisait l'inverse dès maintenant, cela aurait peu d'effet sur les déplacements des décennies prochaines. Ils seront assurés principalement par la voiture individuelle! Bonne nouvelle pour la collectivité: le voyageur assure alors tous les coûts d'investissement et de fonctionnement de son engin de déplacement ; de plus l'activité routière rapporte en taxes et impôts le double de ce qu'elle coute.
Le voyageur, lui, y trouve, un confort inégalé, un déplacement qu'il maitrise, sans mauvaises rencontres, une liberté d'échanges encore inconnue il y a 2 générations. "
2 commentaires:
Belle ode ! Pour l'instant nous payons pour voir...
Une ode à la voiture individuelle, cela ne devrait pas plaire aux pastéques !
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