samedi 11 février 2012

Conseil du 10 : premiéres impressions

En avant bouche l'agence TMO nous présente l'enquête de satisfaction dont la première tentative nous avait été présenté il y a deux ans ; J. Batteux ne donne pas la parole à l'assemblée pourtant il y avait fort à dire :
1) Aucun élément de comparaison avec des villes semblables (anonymement) ne permet de savoir si nos concitoyens réagissent très différemment de ceux d'autres villes.
2) Lorsque les enquêtés du pays nazairien hors Carene parlent de Saint-Nazaire, quelle entité vise-t-il ? Le travailleur habitant Herbignac ou Campbon et travaillant à Montoir ou à Auchan Trignac ne considère-t-il pas qu'Auchan c'est Saint-Nazaire, par exemple ?
3) J'ai toujours entendu dire que dans les enquêtes de satisfaction le niveau des négatifs était plus signifiant que celui des positifs , qu'en dessus de 10% d'opinion négative il y avait un problème et qu'au delà de 20%, quelque soit les opinions positifs, la situation était très délicate; hors c'est le cas sur la plupart des indicateurs !

Un moment de forte émotion lorsque nous fût présenté un court film d'animation dans lequel une petite fille racontait son petit frère autiste, avant l'examen du rapport sur l'adaptation de notre cité au Handicap.

L'essentiel du conseil et des interventions fût consacré au document d'orientation budgétaire (DOB).
Ci-dessous  mon intervention, en style un peu abrégé, je fus plus bavard :

"Félicitations aux fonctionnaires et à l'élu pour la présentation en commission et le document présenté que je trouve plus clair d'année en année.

Situation financière saine, description précise et très clair des modifications fiscales et de l'environnement juridique et économique, il est difficile pour l'opposition de critiquer le document présenté ce soir.

Aussi parlerais-je de ce que vous avez oublié de dire et pour commencer 2 remarques sur votre description de la situation économique et financière locale et globale :

A- Ici dans le pays nazairien trois communes, SN, Donges, Montoir, puis la Carene percevaient l'impôt sur l'industrie qu'elles accueillent mais dont elles n'hébergent qu'une partie des travailleurs ; A coté, Cap atlantique en dehors de la baie de la Baule, Loire et sillon, sud Loire, pays de Pontchâteau et leurs communes, abritent tout autant cette population travailleuse et subissent les dépenses résidentielles pour cette population mais sans cette contribution des employeurs.
Ces ressources restaient en totalité chez nous, vous permettant cette aisance financière, cette bonne gestion que je viens de reconnaître mais vous permettant aussi des prestations et réalisations dont l'utilité est plus discutable.
En soi le rééquilibrage se justifie dans notre cas ;
je vous accorde volontiers que cela ait pu se faire plus habilement, mais ces zones de résidence de nos actifs sont bien des bénéficiaires de la péréquation  tel que présenté sur la tableau projeté de la répartition dans le 44 !

B- Allusions à un éventuel changement de lignes politiques dans 2 mois, non  illusions  car
1) la majorité des collectivités, PS pour l'essentiel, est satisfaite de cette péréquation.
2) aucun gouvernement, aucun parlement, aucun président n'échappera à la volonté de réduire la dépense publique dont celles des Collectivités Territoriales (CT) qui lui est imposé par les traités européens que, tout comme nous, vous avez approuvez ! 
L'économie intelligente dans la dépense publique par une meilleur allocation des ressources doit permettre aux ménages et aux entreprises de disposer des moyens d'une indispensable croissance. Nous avons beaucoup collectiviser la consommation depuis 30 ans en Europe et en France, renverser cette tendance est nécessaire, mais ne doit pas déboucher sur une politique déflationniste.
 Ce n'est pas un gel des dotations de l'état qui nous attend mais un recul.
Il faut s'adapter durablement à des financements réduits
C'est la dessus que rien de bien sérieux n'apparaît dans votre document d'orientation  ; l'enjeu présidentiel, ne vous permet pas d'annoncer une RGPP* territoriale car vous condamnez celle de l'état ! Mais dans le monde réel, pour le fonctionnement dans certains domaines, certains services, vous l'avez déjà entrepris, voir la mince progression des crédits de fonctionnement, spécialement pour les associations.

Comme un candidat qui ne l'est pas encore et un qui l'est déjà, vous n'osez pas prendre le taureau de la réduction des dépenses de fonctionnement par les cornes sauf surprise le mois prochain dans le budget 2012 sur le "Life" par exemple.
Pour l'investissement 2012 nous sommes devant des coûts partis.
Les décisions douloureuses sont, ainsi, repoussées aux années suivantes;

Que l'exécutif municipal réfléchisse et choisisse des orientations c'est son rôle ! mais peut être pourrait-il présenter à la commission des finances les alternatives entre lesquelles il a hésité et ses motivations ?

Au final vous annoncez : Pas d'augmentation d'impôt et augmentation des emprunts c'est la politique que je vous demandais de suivre les années précédentes ; vous la suivez un peu tard peut être mais tant mieux , non trop tard!
Gros problème : les banques ne prêtent plus et l'intervention annoncée ce jour par l'état ne permettra pas de couvrir la totalité du besoin des CT.

*révision générale des politiques publiques. (RGPP)

1 commentaires:

JPB a dit…

Merci pour ces précisions.

Je ne rentrerais pas dans le détail.
Juste des impressions d'un nazairien qui tente d'être objectif.

Déboussolé par les travaux de mise en place de structures pour permettre la circulation des transports en commun.

Inquiet de la densification de la ville avec un urbanisme ne faisant pas loin s'en faut, l'unanimité.

Inquiet de l'absence de concertation, autisme des élus de la majorité municipale.

Surpris par les propositions ''culturelles'' proposées.

Des exemples: l'avenue de la République est triste, certains quartiers sont devenus sales tels le passage. D'accord pour le parking payant, mais manque évident de discernement à certains endroits.

Le fait que la majorité s"appuie sur une antériorité de fait n'est plus un argument.

Voilà quelques sentiments avec l'espoir de changements.

Cordialement,